Vivier : Comment garder ses calamars et ses vifs en vie sur un bateau
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Attraper un beau calamar blanc pour pêcher la sériole ou le denti, c’est une chose. Le garder parfaitement vivant et en forme jusqu’au moment de le mettre à l’eau en est une autre !
Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, il n’est pas nécessaire d’avoir un bateau équipé d’origine d’un grand vivier.
Avec une glacière, une petite pompe et quelques raccords, il est possible de réaliser un système simple et particulièrement efficace.
Pourquoi utiliser une glacière comme vivier ?
Un bidon étanche équipé d’un couvercle peut parfaitement faire l’affaire. Mais personnellement, nous préférons conseiller une bonne glacière.
Pourquoi ?
Parce qu’à bord, elle pourra avoir plusieurs vies.
Elle servira de vivier pour conserver les calamars et les poissons vivants. Elle pourra évidemment retrouver sa fonction première pour conserver au frais le poisson destiné à être ramené à la maison.
Et sur une petite embarcation, elle possède une dernière fonction particulièrement appréciable :
une glacière, c’est aussi un siège supplémentaire !
Ce n’est peut-être pas indiqué sur l’emballage, mais tous ceux qui pêchent sur un petit bateau comprendront immédiatement l’intérêt…
Le calamar blanc : probablement l’un des vifs les plus délicats à conserver
Un poisson vivant demande déjà une eau correctement oxygénée.
Avec le calamar blanc, il faut être encore plus vigilant.
Lorsqu’il est effrayé ou stressé, le calamar peut rejeter son encre. Dans le faible volume d’eau d’un vivier, celle-ci va rapidement dégrader la qualité de l’eau.
Il faut donc deux choses :
une eau correctement oxygénée et surtout régulièrement renouvelée.
C’est là que notre petite glacière va devenir un véritable vivier.
Le principe est extrêmement simple
Nous allons créer une circulation permanente d’eau de mer.
Une petite pompe de vivier prélève l’eau de mer et l’envoie dans la glacière.
L’arrivée d’eau est placée dans la partie basse du vivier afin d’apporter continuellement de l’eau propre.
Nous réalisons ensuite un deuxième passage beaucoup plus haut, qui va servir de trop-plein.
Lorsque l’eau atteint ce niveau, elle s’évacue naturellement par débordement.
On obtient ainsi un renouvellement permanent : de l’eau de mer propre entre par le bas tandis que l’excédent ressort par le haut.
Ce système présente un intérêt supplémentaire avec le calamar : l’encre rejetée dans l’eau peut ainsi être progressivement évacuée avec l’eau du trop-plein.
Où installer la pompe ?
Deux solutions sont possibles.
La première consiste à intégrer directement la petite pompe de vivier à la glacière. On obtient alors un ensemble relativement autonome et facile à déplacer.
Mais si vous utilisez régulièrement votre bateau pour la pêche, une deuxième installation peut devenir particulièrement intéressante.
La pompe peut être installée directement sur le bateau.
On crée alors une sortie d’eau équipée d’un raccord rapide, sur le même principe qu’un raccord de tuyau d’arrosage type Gardena.
Vous arrivez sur le bateau avec votre glacière-vivier, vous raccordez le tuyau et votre vivier est opérationnel.
Mais surtout, cette installation possède un deuxième avantage.
Une pompe de vivier qui permet aussi de rincer le bateau
Débranchez la glacière et raccordez simplement un petit tuyau à votre sortie d’eau.
Votre pompe devient alors une petite pompe de lavage à l’eau de mer.
Et lorsqu’on pêche le calamar, cela peut vite devenir très pratique !
Un jet d’encre sur le pont, un peu de sang après avoir remonté un poisson, des morceaux de crevette, de vers ou d’autres appâts…
Un petit rinçage immédiatement et le problème est réglé avant que tout cela ne sèche.
Une seule installation remplit donc deux fonctions : alimentation du vivier et rinçage du bateau.
Faut-il laisser fonctionner la pompe en permanence ?
Lorsque le bateau est arrêté et que des vifs sont présents dans le vivier, nous conseillons de conserver un renouvellement régulier de l’eau.
En navigation, suivant la configuration de la prise d’eau et de la pompe, le système pourra être coupé si l’installation ne permet pas une alimentation correcte en déplacement.
Avant de repartir, vérifiez simplement que le vivier contient suffisamment d’eau propre et fermez correctement le couvercle.
Le couvercle présente également un autre intérêt avec les calamars : limiter les perturbations et conserver un environnement relativement calme.
Moins on les manipule et moins on les dérange, mieux c’est.
Observez également vos calamars
Un calamar est capable de modifier sa couleur extrêmement rapidement.
Lorsqu’il est calme, le calamar blanc peut présenter une apparence très claire, parfois presque translucide. Lorsqu’il est excité ou perturbé, sa coloration peut devenir beaucoup plus soutenue, avec des teintes rouges ou brunes.
Ce changement est rendu possible par des cellules pigmentaires appelées chromatophores.
Il ne faut pas considérer la couleur comme un thermomètre infaillible du stress, mais avec l’expérience, observer le comportement et les changements de coloration de ses calamars donne de précieuses indications.
Si les calamars deviennent particulièrement agités ou rejettent beaucoup d’encre, vérifiez immédiatement la circulation et la qualité de l’eau.
Un système simple qui peut réellement changer une partie de pêche
Une glacière, une pompe, une arrivée d’eau et un trop-plein.
Rien de particulièrement compliqué.
Pourtant, lorsque l’on souhaite conserver plusieurs heures un calamar blanc destiné à devenir un vif, la différence entre un simple récipient rempli d’eau et un véritable renouvellement d’eau de mer est considérable.
Et lorsque vous arriverez sur votre poste avec un beau calamar encore parfaitement vif pour pêcher en traîne lente ou au Fireball ISULA BAIT®, vous comprendrez immédiatement pourquoi nous accordons autant d’importance au vivier.
Et si la sériole n’est finalement pas au rendez-vous…
Il restera toujours la glacière.
Au minimum, vous aurez un siège confortable pour attendre la prochaine touche !