Pêche du calamar blanc : Eging, Tataki et techniques du bord ou en bateau

Pêche du calamar blanc : Eging, Tataki et techniques du bord ou en bateau

La pêche du calamar blanc est une pêche à part. Accessible, ludique et parfois pleine de surprises, elle demande finalement assez peu de matériel pour commencer. Mais plus on la pratique, plus on découvre une pêche beaucoup plus fine qu’elle n’y paraît.

Et si le calamar blanc est autant recherché, ce n’est pas seulement pour le plaisir de sa pêche.

Sa chair tendre et particulièrement goûteuse en fait un excellent produit pour la table, souvent préféré au calamar rouge. Mais pour le pêcheur, il possède également une autre qualité : c’est un appât exceptionnel.

Présenté vivant en traîne lente ou avec un montage Fireball, le calamar est une véritable friandise pour de nombreux prédateurs. Sériole, denti et autres beaux poissons ont beaucoup de mal à lui résister. C’est notamment pour cette utilisation que les Fireball ISULA BAIT® permettent de présenter un calamar ou un vif naturellement près du fond.

Mais avant de penser à ce qui pourrait manger notre calamar… encore faut-il réussir à l’attraper !

Quand pêcher le calamar blanc ?

En Corse, la pêche du calamar blanc commence généralement à devenir particulièrement intéressante à partir du mois de septembre, lorsque la température de l’eau commence progressivement à baisser.

Bien entendu, rien n’est écrit dans le marbre. La saison peut commencer un peu plus tôt ou plus tard suivant les années, la température de l’eau et les conditions.

L’heure de pêche a également beaucoup d’importance.

Pour débuter, nous conseillons de privilégier le tout début de matinée, avant le lever du jour et pendant les premières lueurs. Les calamars peuvent alors se trouver sur des profondeurs relativement faibles, parfois autour d’une vingtaine de mètres.

Puis le soleil monte.

Avec l’augmentation de la luminosité, les calamars ont tendance à gagner des eaux plus profondes. Il faudra donc progressivement adapter sa recherche.

Il est tout à fait possible de continuer à les pêcher en pleine journée. Mais leur localisation devient généralement plus technique.

Les pêcheurs expérimentés peuvent notamment essayer de les repérer directement au sondeur. Cela demande toutefois un appareil performant, correctement réglé et surtout une certaine expérience dans la lecture de l’écran.

Pour quelqu’un qui débute, inutile de compliquer les choses.

Cherchez plutôt la vie.

Repérez des fonds intéressants et utilisez votre sondeur pour rechercher des concentrations de petits poissons. Si vous trouvez de belles boules de mange sur une zone favorable, cela mérite quelques dérives.

Car si les petits poissons sont là, leurs prédateurs ne sont souvent pas très loin.

Où chercher le calamar en bateau ?

Nous privilégions généralement les fonds sableux ou vaseux, les bordures d’herbiers et les zones où se concentre le poisson fourrage.

Les herbiers et leurs alentours abritent énormément de petites proies. Ce sont donc naturellement des secteurs intéressants à prospecter.

C’est finalement assez logique : regardez un Tataki. Il représente justement un petit poisson.

Notre objectif est donc de présenter au calamar plusieurs petites proies particulièrement faciles à attraper.

Le Tataki : une pêche beaucoup plus fine qu’elle n’en a l’air

En bateau, l’une des techniques les plus efficaces est la pêche dite Tataki.

Le principe est simple : plusieurs petites turluttes sont disposées sur un même bas de ligne, avec un plomb placé en dessous.

On utilise généralement trois ou quatre Tataki, puis un plomb d’environ 30 à 80 g.

Ce poids n’est évidemment pas une règle absolue.

L’objectif est de rester suffisamment léger pour conserver toute la sensibilité de la canne, tout en gardant correctement son montage sous le bateau. Plus vous pêchez profond ou plus la dérive et le courant sont importants, plus il faudra augmenter la plombée.

Souples, durs, naturels ou très colorés : quels Tataki choisir ?

Il existe aujourd’hui énormément de Tataki.

Certains possèdent un corps souple, d’autres sont rigides. Certains reproduisent très fidèlement un petit poisson alors que d’autres utilisent des couleurs particulièrement vives, fluorescentes ou phosphorescentes.

Et c’est justement là que cette pêche devient amusante.

La couleur qui fonctionne aujourd’hui ne sera pas forcément celle qui fonctionnera demain.

Certains jours, un coloris naturel fera la différence. Le lendemain, les calamars pourront se focaliser sur du rose, de l’orange ou une autre couleur beaucoup plus vive.

C’est pourquoi nous aimons commencer avec plusieurs couleurs différentes sur le même montage. Dès qu’un Tataki commence à prendre davantage de calamars que les autres, nous pouvons progressivement adapter le montage.

Parmi les références incontournables, DTD propose aujourd’hui une gamme extrêmement importante de turluttes et de Tataki. Chez RS FISHING Ajaccio, nous proposons un large choix de la marque, avec notamment les nouveautés DTD 2026 disponibles en magasin.

Mais aucune couleur n’est magique : le meilleur Tataki reste souvent celui que les calamars ont décidé de manger ce jour-là !

Comment réaliser son montage Tataki ?

Plusieurs solutions existent.

La plus simple consiste à utiliser un montage prêt à pêcher, comme certains kits Tataki déjà équipés de plusieurs turluttes.

On peut également utiliser un bas de ligne spécial turluttes Flashmer, disponible avec plusieurs potences fixes et agrafes rapides. Il suffit alors de choisir ses Tataki, de les accrocher et d’ajouter son plomb en partie basse.

Enfin, il est parfaitement possible de fabriquer son montage soi-même.

Dans ce cas, un point est particulièrement important : les différentes turluttes ne doivent pas pouvoir s’accrocher entre elles.

Il faut donc adapter leur espacement à leur longueur. Une distance d’environ 20 à 30 cm constitue une bonne base suivant les modèles utilisés.

Comment animer les Tataki ?

Une fois sur la zone, laissez descendre votre montage jusqu’au fond.

Lorsque le plomb touche, remontez légèrement votre ligne, par exemple de deux ou trois tours de manivelle.

Vous pouvez alors donner plusieurs petites animations relativement sèches avec la canne. Les Tataki vont s’agiter et reproduire le comportement de petits poissons désorientés.

Puis arrêtez.

Cette phase de pause est importante. Les Tataki retrouvent une présentation beaucoup plus naturelle et c’est souvent à ce moment-là que le calamar vient les saisir.

Mais il ne faut pas obligatoirement rester collé au fond.

Après avoir prospecté cette première hauteur d’eau, remontez de quelques mètres et recommencez. Vous pouvez également effectuer des remontées plus douces et relativement linéaires.

L’idée est simple : chercher le calamar.

Il peut se trouver juste au-dessus du fond comme plusieurs mètres plus haut. En changeant progressivement de profondeur, vous finirez par trouver la couche d’eau dans laquelle il évolue.

Apprendre à voir la touche du calamar

C’est probablement l’une des parties les plus intéressantes de cette pêche.

La touche d’un calamar n’a souvent rien à voir avec celle d’un poisson.

Ne vous attendez pas systématiquement à ressentir un grand coup dans la canne.

Regardez votre scion.

Un calamar peut saisir votre Tataki et chercher à repartir vers le fond. La pointe de la canne va alors très légèrement descendre.

Mais l’inverse peut également se produire.

Le calamar peut saisir la turlutte tout en remontant. Il soulage alors momentanément le montage et le scion peut légèrement se relever.

Quelques millimètres peuvent parfois suffire.

C’est pour cette raison qu’une canne dédiée à cette pêche, très légère et surtout extrêmement sensible, apporte un véritable confort.

Nous pouvons par exemple citer la K-One Kalaone, particulièrement adaptée à ce type de pêche et disponible chez RS FISHING. Mais il existe évidemment d’autres modèles et d’autres marques : le plus important est de choisir une canne adaptée à votre manière de pêcher, et nous pouvons vous conseiller directement en magasin.

Avec l’habitude, on finit par surveiller cette petite pointe presque instinctivement.

Et lorsque vous commencez à reconnaître ces minuscules mouvements… la pêche prend une autre dimension.

Que faire lorsqu’un calamar est accroché ?

Pas de ferrage violent.

Les tentacules du calamar sont fragiles et les paniers des turluttes ne possèdent pas d’ardillons.

Accompagnez la touche avec un mouvement relativement doux, puis commencez votre récupération en conservant une tension régulière sur la ligne.

Évitez les à-coups et surtout les moments de bannière détendue.

Sur un beau calamar, une épuisette est également fortement conseillée. Beaucoup de calamars sont perdus juste à côté du bateau simplement parce qu’on essaye de les soulever directement avec le montage.

Et méfiez-vous au moment où il arrive à la surface…

Un calamar blanc possède parfois une façon assez personnelle de remercier celui qui vient de le pêcher !

Un vivier est recommandé également , nous vous accompagnerons également pour la réalisation de celui-ci 

Pêcher le calamar du bord : l’Eging

Pas de bateau ? Aucun problème.

Le calamar blanc peut également être recherché depuis le bord, avec une technique généralement appelée Eging.

On utilise alors une canne légère et sensible, idéalement une véritable canne Eging, associée à une turlutte suffisamment lourde pour pouvoir être lancée à bonne distance.

Un modèle comme le DTD Projectile, par exemple, est justement conçu pour atteindre des distances importantes. Son système interne contribue également à son attractivité.

Une fois la turlutte lancée, laissez-la descendre quelques instants.

Commencez ensuite une récupération relativement linéaire, puis effectuez régulièrement des pauses.

Pendant ces pauses, la turlutte redescend.

Reprenez ensuite votre récupération avant de la laisser à nouveau couler.

Vous allez ainsi faire évoluer votre leurre dans différentes couches d’eau, jusqu’à trouver la profondeur où se tiennent les calamars.

Où pêcher le calamar depuis le bord ?

Une plage peut parfaitement produire des calamars.

Mais les digues, ports et pontons peuvent être particulièrement intéressants lorsqu’ils concentrent beaucoup de petits poissons.

Encore une fois, notre raisonnement reste exactement le même qu’en bateau :

cherchez la nourriture et vous augmentez vos chances de trouver le prédateur.

Les éclairages portuaires peuvent également concentrer la vie la nuit, avec de nombreux petits poissons attirés dans ces secteurs.

Et pourquoi pas le calamar à la traîne ?

C’est une technique parfois oubliée, mais le calamar blanc peut également être recherché à la traîne.

DTD propose notamment les Sardina Calamari, des turluttes spécifiquement développées pour cette utilisation.

Cette technique permet de prospecter du terrain différemment et constitue une alternative intéressante lorsque l’on cherche les calamars depuis une embarcation.

Une pêche accessible… mais dont on apprend toujours quelque chose

C’est probablement ce qui fait tout le charme de la pêche du calamar blanc.

Un débutant peut prendre ses premiers calamars assez rapidement avec un montage simple, quelques Tataki et une zone correctement choisie.

Puis, avec l’expérience, on commence à observer davantage.

La luminosité. La profondeur. Le courant. Les petits poissons au sondeur. La couleur qui fonctionne ce matin-là. Ce minuscule mouvement du scion que l’on n’aurait même pas remarqué quelques semaines auparavant.

Et petit à petit, une pêche qui paraissait extrêmement simple devient une véritable recherche.

Que vous souhaitiez ramener quelques beaux calamars pour les déguster ou conserver un superbe vif pour tenter ensuite une sériole ou un denti, la pêche du calamar blanc mérite vraiment d’être essayée.

Et lorsque le jour commence à peine à se lever, que votre scion se relève de quelques millimètres et que vous comprenez immédiatement ce qui vient de se passer…

Vous commencez déjà à regarder votre prochain Tataki.

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